mardi 18 décembre 2018

Orientation Terminales

Pour les élèves de Terminale qui se destinent à des études en cinéma, une information sur la CPGE du lycée Léon Blum à Créteil et un lien vers celle du lycée Paul Valéry à Paris :



LYCEE Léon Blum 5, rue Jean Gabin 
94034 CRETEIL CEDEX 
 01.48.99.22.48  01.48.99.99.80

 Le cycle CPGE littéraire du Lycée Léon Blum à Créteil est composé d’une Hypokhâgne et d’une Khâgne. En plus des disciplines du tronc commun (Philosophie, Lettres, Histoire, Géographie, Langues vivantes et anciennes…), il propose dès l’hypokhâgne à tous ses étudiants des spécialités à orientation artistique (assurées en France dans un nombre très restreint de Lycées) : Théorie et Histoire de l’Art et Etudes Cinématographiques. 

 Le cycle CPGE littéraire Lycée Léon Blum s’adresse à tous les élèves issus des Terminales L, ES ou S souhaitant se préparer aux concours de la Banque d’Epreuves Littéraires regroupant les deux Ecoles Normales Supérieures (ENS Lyon et Paris) ainsi que des IEP (Sciences-Po) de grandes villes, des écoles orientées vers le patrimoine (Ecole du Louvre, Ecole Nationale des Chartes voie B), le journalisme (CELSA), la traduction (ISIT, ESIT), le commerce (BCE, Ecricome), le management (Ismapp). Equivalences et poursuites d’études universitaires sont facilitées par les accords entre le Lycée et de nombreuses universités de région parisienne (Paris 3 Sorbonne-Nouvelle, Paris 4 Sorbonne, Paris 7 Diderot, Paris 8 Saint-Denis, Paris 10 Nanterre) qui leur assurent, en plus des Grandes Ecoles, une grande variété de débouchés. 

À travers ses spécialités artistiques, notre cycle permet également à ses étudiants de se projeter vers des concours spécifiques comme ceux de la FEMIS, l’INSAS, l’IESA, ou l’INP. Nos CPGE s’adressent particulièrement aux élèves, venus des Académies franciliennes comme de toute la France, qui ambitionnent de poursuivre un cursus de haut niveau dans une ambiance de travail chaleureuse et un cadre de vie accessible, différents de ceux des prépas de Paris intra-muros, sans rien perdre de la qualité d’enseignement et du suivi qui font la force des CPGE. 

Notre Journée Portes Ouvertes se tiendra le samedi 26 janvier 2019 : venez nous y rencontrer ! Pour tout renseignement, demande de rencontre ou de présentation dans votre établissement, vous pouvez nous contacter en écrivant à : cpgeblum@gmail.com. Suivez notre actualité sur : http://lyceeblumcreteil.over-blog.com/tag/cpge/


*****

Cité Scolaire Paul Valéry Classes préparatoires littéraires 
38 boulevard Soult 75 571 Paris cedex 12 
Tél : 01.44.75.67.70 
Mail : ce.0750679f@ac-paris.fr

Un enseignement généraliste de haut niveau Les classes de Lettres supérieures et de Première supérieure répondent à la volonté de donner aux étudiants une culture générale vaste et pointue dans les principaux domaines de la littérature et des sciences humaines. Cette culture générale, doublée de méthodes de travail efficaces, permet aux jeunes gens qui sortent des classes préparatoires littéraires d’envisager un parcours de formation ambitieux dans des domaines diversifiés, où leurs compétences sont unanimement appréciées. La classe de Lettres supérieures L’année de Lettres supérieures au lycée Paul Valéry prépare (à compter de l'année 2018-2019) à l’entrée dans une khâgne Lyon avec les options lettres classiques, lettres modernes, histoire et géographie, études cinématographiques. C’est la raison pour laquelle chaque étudiant d’hypokhâgne choisit en plus des enseignements de tronc commun un enseignement complémentaire. 

La journée portes ouvertes 2019 aura lieu dans la matinée du samedi 26 janvier.

https://www.ac-paris.fr/serail/upload/docs/application/pdf/2018-12/presentation_cpge_pv_2018_2018-12-03_10-30-50_220.pdf

samedi 15 décembre 2018

Lycéens et apprentis au cinéma, 1er film

Le jeudi 13 décembre, les élèves ont assisté à la projection de Pickpocket (1959) de Robert Bresson au cinéma L'Escurial, présenté par Rochelle Fack.



http://www.transmettrelecinema.com/acteur/bresson-robert/#biographie


vendredi 23 novembre 2018

Projection au cinéma l'Arlequin pour les élèves de Première

Mardi 20 novembre, les élèves de 1ère de l'option cinéma ont assisté à la projection du film de Claire Simon Premières solitudes au cinéma l'Arlequin.



dimanche 11 novembre 2018

Prix du public au festival Cinélycée 2018 pour l'option cinéma du lycée Rodin





Lucie Chovet et Léo Hertz ont obtenu le Prix du public au festival Cinélycée samedi 10 novembre pour leur film Freed from desire, présenté au bac 2018.



Pour en savoir plus :
http://festivaldufilmlyceen.free.fr/index.htm

samedi 3 novembre 2018

Festival du film lycéen samedi 10 novembre à 9h au Centre Pompidou



Le 11ème festival Cinélycée aura lieu samedi 10 novembre 2018 à partir de 9h au Centre Pompidou.
Le lycée Rodin sera représenté par le film Freed from desire de Lucie Chovet et Léo Hertz.

Pour toutes les informations : http://festivaldufilmlyceen.free.fr/index.htm

vendredi 19 octobre 2018

Sortie à la Cinémathèque pour les Terminales de l'option cinéma le 17 octobre

Visite de l'exposition Sergio Leone 


Copier le lien ci-dessous pour voir la bande-annonce de l'exposition :

http://www.cinematheque.fr/cycle/exposition-sergio-leone-462.html

Sortie à la Cinémathèque pour les Secondes de l'option cinéma lundi 15 octobre


Visite du musée de la Cinémathèque française

photo

samedi 13 octobre 2018

Sortie au Forum des images mardi 9 octobre pour les Premières de l'option cinéma

En remontant la rue Vilin

de Robert Bober

Documentaire l France l 1992
52 min l Couleur l Vidéo
Robert Bober mène une enquête en forme de puzzle, à partir des photos et notes prises par son ami Georges Perec sur le quartier de son enfance, Belleville, et ses transformations.

Rue ordener, rue Labat

de Shiri Tsur

Documentaire l France l 1990
34 min l Couleur l Vidéo
Une jeune cinéaste part sur les traces de la philosophe Sarah Kofman, petite fille juive sous l’occupation.

vendredi 8 juin 2018

Courts métrages d'élèves librement inspirés des Nouveaux Sauvages de Damian Szifron


A partir du schéma narratif de plusieurs sketches des Nouveaux Sauvages, les élèves de 1ère ES1, de 1ère section européenne espagnol et les 2ndes de l'option cinéma ont écrit et réalisé plusieurs courts métrages en langue espagnole.
Ces travaux s'inscrivent dans le cadre du projet ALYCEE sur la représentation de la violence au cinéma, subventionné par la Région Ile-de-France et soutenu par les Cinémas Indépendants Parisiens.














Projet interdisciplinaire sur la représentation de la violence au cinéma

Dans le cadre d'un projet ALYCCE, financé par la Région Ile-de-France et en partenariat avec les Cinémas Indépendants Parisiens, plusieurs classes du lycée ont travaillé autour de deux films en langue espagnole, projetés au cinéma L'Escurial :

Operacion E de Miguel Courtois Paternina (2012)


et

Les Nouveaux Sauvages de Damian Szifron (2014)




Voici quelques critiques rédigées par les élèves de Seconde :



Critique de Juliette Shepard :


Les Nouveaux Sauvages est un film argentino-espagnol écrit, réalisé et monté par Damián Szifrón, sorti en 2014.
Il s’agit  d’un film à sketches, dont le sujet serait : la violence sous différentes formes.
Ce film ne cherche pas à suggérer par l’image l’état social de son pays (ou en tous cas très peu). Le film de Damian Szifron est plutôt dirigé vers le spectateur, crée un grand huit imprévisible, joue avec les codes de narration, nos nerfs, et le tout avec énormément d’humour. Tous les sketchs suivent à peu près le même schéma narratif même si les situations sont bien différentes. La violence est omniprésente dans tous les sketchs et elle varie beaucoup. Il y a bien sur la violence physique, qui est montrée de manière très crue avec des couleurs vives. Il y a aussi la violence verbale qui va souvent de pair avec la violence physique, mais aussi la violence psychologique et la violence sociale.
 Certains sketchs sont plus lents que d’autres, ce qui casse un peu le rythme du film, je pense notamment à « La proposition », mais cela reste minime et ce n’est que pour repartir de plus belle avec des visions loufoques et satiriques de la société. Le climax du film est dans le dernier sketch, tellement fou et tellement sauvage que le spectateur n’a plus d’énergies pour rien d’autre.

Les changements d’ambiance sont très importants et sont marqués par les couleurs et les décors qui sont assez bien travaillés.



Critique de Léoxanne Elfort :


           Les Nouveaux Sauvages se passe au XXIème siècle. Ce film est une succession de courts métrages où l’on met en scène des personnages tous différents mais avec une similitude : ils sont confrontés aux injustices de ce monde. Ces personnages-là ne sont pas comme nous, ils ne cautionnent pas ces injustices ou du moins ne les reçoivent pas comme nous. Trahison amoureuse, acte déplacé ou bien insulte de toute une vie, plein de situations vont nous être montrées, et sans nous en rendre compte, nous serons entraînés, non plus dans une vengeance, mais dans des actes de barbarie en tous genres, qu'elle soit verbale ou physique.
          Pour commencer, je peux dire que ce film a répondu à mes attentes et même plus encore. Ayant vu un extrait avec ma classe je m’attendais à aller voir un film amusant, mais ce film-ci est juste hilarant et littéralement à mourir de rire. J’ai apprécié ce film du début à la fin mais j’avoue que le court métrage du mariage m’a le plus plu. Ce que j’ai aimé dans ce court métrage, c’est le fait qu’il y ait des rebondissements tout au long de celui-ci et qu’on ne s’y attend vraiment pas. J’ai toujours eu dans ma tête l’image d’un mariage comme merveilleux et comme un conte de fée mais celui-ci est loin de tout ça. Le plus drôle est qu’au début on ne s’imagine pas du tout un scénario autour de la tromperie. Ce court métrage m’a vraiment impressionnée et on ne pouvait pas le mettre autre part qu’à la fin. Sinon j’ai aimé tous les autres sketches, il n’y en a aucun qui m’a déplu, ils m’ont tous fait rire, touchée à leur manière et m’ont laissée sans voix. Je recommande ce film à beaucoup de personnes, cependant je ne pense pas le revoir car je trouve que c’est un film qui ne se voit qu’une fois, sinon on n’a pas la même adrénaline et donc pas le même plaisir à le voir.




Critique de Tao Thomas :



Les Nouveaux Sauvages
ou l’art de faire rire en vingt minutes seulement.

Notre cher Damián Szifrón revient en force avec son très récent film (2014) Les Nouveaux Sauvages. Ce nom vous dira sûrement quelque chose, ou peut-être pas. En effet, ce long métrage est un film à sketches, dont chaque épisode ne dure pas plus de vingt minutes, mais c’est amplement suffisant pour nous faire mourir de rire. Le principe est simple : partir d’une toute petite situation, pour en arriver à quelque chose de complètement fou, et complètement drôle. Chaque court métrage, comme l’a si bien dit la bande annonce, pourrait se résumer en quatre actes : la situation de départ, l’injustice, la tension, et le passage à l’acte. 
Ce film, comme étant dit plus tôt, est réalisé par Damián Szifrón, mais il l’a également écrit et monté de ses propres mains. Cette idée de film à sketches est apparue en Italie, avec Les Monstres de Dino Risi, sorti en 1964. Damián Szifrón s’est efforcé de le moderniser à sa manière. 
Mais ce qui fait la bonne qualité du film, ce n’est pas seulement le travail du réalisateur, ce sont aussi ses acteurs, bien nombreux dans le film. Nous pouvons ainsi y retrouver avec plaisir Rita Cortese, Oscar Martinez, Ricardo Darin ou encore Erica Rivas, tous plus talentueux les uns des autres. 
Le film, dans son ensemble, n’a pas vraiment de plans spéciaux, ni de qualité de son remarquable. Mais cela dit, il est possible que vous ayez observé un petit détail, qui est pourtant assez conséquent : la couleur. Et oui, comme une bonne série Marvel, on remarque qu’à chaque couleur est associé son personnage, et ce, à l'échelle de l'ensemble du film. Ainsi, les couleurs sombres et froides sont associées au sketch « Dans le restaurant », et les couleurs chaudes et claires sont celles de « La loi du plus fort » (« El más fuerte » en espagnol). Mais les autres sketchs possèdent les leurs aussi.
Ce film reflète donc la société argentine actuelle, une société égoïste, manichéenne, et inégale. Et c’est pourquoi j’ai fortement apprécié ce film. Au delà de son aspect fortement drôle et divertissant, se cache un réel message de la part du réalisateur. Celui-ci tente de nous faire changer, ou peut-être de nous faire comprendre qu’il est temps de changer en bien, et de devenir plus tolérants et ne moins penser à ses propres intérêts.
Bref, un film à voir absolument ! 



Critique de Simone Kitonda :

Les Nouveaux Sauvages un empiècement réussi !

​           Les Nouveaux Sauvages est un film en couleurs constitué de plusieurs courts métrages. C'est un film réalisé par Damian Szifron entre l'Argentine et l'Espagne. Sa sortie en France s'est faite début 2015. C'est une comédie dramatique. Les acteurs principaux de ce film sont Ricardo Darin, Leonardo Sbaraglia ainsi que Dario Grandinetti.

                                       Zoom sur le réalisateur
​           ​Damian Szifron est un scénariste, réalisateur et monteur argentin. Il a déjà réalisé trois films : El fondo del mar en 2003, Tiempo de valientes en 2005 ainsi que Les Nouveaux Sauvages en 2014.
                               
                                                    Synopsis
​          ​Les Nouveaux Sauvages est un film comportant plusieurs courts métrages. C'est un film à sketches, un concept inventé par Dino Risi durant les années 1960-70. Ces différents sketches font tous, chacun à leur manière, la satire de la société argentine où un rien (comme l'illustre le film) est un prétexte pour perdre tout contrôle de soi-même jusqu'à en venir à la violence physique et verbale.

Le film en lui-même
        ​  Ce film repose sur une société dont je n'avais pas connaissance avant de l'avoir vu: la société argentine. Ce film m'a particulièrement intéressée; en effet, ce empiècement de film* qui dure chacun une dizaine de minutes m'a permis de ne pas m'ennuyer. (*​Cela s'appelle les film à sketches. Un concept inventé dans les années 960-70 par Dino Risi qui a fait Les Monstres et Les Nouveaux Monstres. Les images sont de bonne qualité, ce qui permet de montrer tous les petits détails des scènes et donc de capter l'attention du spectateur.
Bien que je ne connaisse aucun acteur dans ce film, je peux dire que j'ai bien aimé le jeu qui était selon moi tout à fait réaliste (pas l'histoire car, en effet, il est peu probable que la plupart des courts métrages se réalisent en vrai, dans la vraie vie comme par exemple le sketch des automobilistes ou encore celui du mariage raté).
Les costumes étaient bien choisis, comme par exemple dans le court métrage du petit restaurant où la cuisinière porte des vêtements à l'image de sa cuisine ou encore le contraste entre les deux automobilistes qui se voit aussi bien à travers leur voiture que leur accoutrement.


           ​  Ce film m'a plu, je l'ai trouvé intéressant et le recommande.  Je n'avais encore jamais vu un film à sketches et je ne suis pas déçue. C'est d'ailleurs un film qui génère beaucoup d'exclamations et qui ne laisse jamais place à l'ennui ou la lassitude, comme cela pouvait se voir dans la salle de cinéma.
  


Projection des films de l'option cinéma : Seconde, Première et Terminale


Projection des films de l'option cinéma du lundi 4 juin 2018


Travaux pratiques de 2nde et de 1ère :
1. Une "vue Lumière" de Simone Kitonda et Aline Kim (1mn)
  2. Icare de Eliot Coutant, Ewen Gicquel et Elias Ouazan (1mn 50s)
□ 3. La nuit de Juliette Shepard, Jules Sarton, Léna Gemignani et Amos Durand (1mn 05s)
4. La bonne séduction de Léonard Dardaud et Arsène Bourgeron (1mn 25s)
5. La buona educazione de Hannah Chagnoux-Tercier et Elena Brunet-Rapeaud (2mn 31s)

Courts métrages de 2nde en langue espagnole :
6. Moules sans frites de Guela Domange, Charles Chappuis-Bruller, Léo Majka, Marie-Amélie Aute, Leoxanne Elfort, Joseph Dercourt et Simon Burge (2mn 45s)
7. Le professeur, de Louis Carron, Noah Dubois, Kaspar Wilthien, Jules Fanchon, Mattias Morillo, Garibaldo De Brun Du Bois Noir, Milo Guilleux-Gaudin et Amos Durand (4mn 10s)
8. Régis ou le soufflet, de Simone Kitonda, Aline Kim, Grégoire Huppe, Eliot Coutant, Ewen Gicquel, Elias Ouazan, Tao Thomas, Simon Nabet et Zoé Stiemer (3mn 27s)

Courts métrages documentaires de 1ère :
9. Noli me tangere, d'Angèle Bertrand, Mélina Chain, Antoine Caroubi et Raphaël Hergueta (9mn 10s)
10. Désirée, de Marie Bignon, Volodia Breitman-Ferri et Estelle Fourquet (9mn 02s)
11. La semaine de Jeanne, d'Arsène Bourgeron et Léonard Dardaud (6mn 16s).
12. Jules de Lucas Sevault, Apolline Faber et Juliette Douhaire (8mn 13s)

Courts métrages de Terminale :
13. Frère, nom masculin de Garance Paroux (4mn ­6s)
14. Freed from desire de Lucie Chovet et Léo Hertz (9mn 36s)
15. Comment arrêter de se faire des films ? de Margot Laforgue et Pauline Roussel (8mn 41s)
16. 9:47 de Oscar Berling, Lia Cabiac, Adam Elzaim et Chloé Tricault (9mn 47s)
17. La Gloriole de Max Donnini, Vadim Grognet, Simon Jouffrey-Verger, Eloi Magrino et Jean-Charles Segahangura (8mn 31s)
18. (s)talker de Lou Dubernat et Nathan Henaut (12mn 35s)
19. Inconnu de Ilies Idir et Rayan Saoud (10mn 36s)

Projection des films de Terminale


Projection des films de Terminale
mercredi 9 mai 2018



Ordre de passage :


1. Film de Julien Allanic et Marius Panygeres (4 mn 36s)
  2. Frère, nom masculin de Garance Paroux (4 mn ­6s)
3. Change ! de Angèle Evina-Elong et Cléo Perrier (8 mn 41s)
4. Freed from desire de Lucie Chovet et Léo Hertz (9 mn 36s)
5. Comment arrêter de se faire des films ? de Margot Laforgue et Pauline Roussel (8 mn 41s)
6. 9:47 de Oscar Berling, Lia Cabiac, Adam Elzaim et Chloé Tricault (9mn 47s)
7. La Gloriole de Max Donnini, Vadim Grognet, Simon Jouffrey-Verger, Eloi Magrino et Jean-Charles Segahangura (8 mn 31s)
8. (s)talker de Lou Dubernat et Nathan Henaut (12 mn 35s)
9. Inconnu de Ilies Idir et Rayan Saoud (10 mn 36s)



Le film choisi pour représenter le lycée au festival du film lycéen du mois de novembre au centre Pompidou est Freed from desire de Lucie Chovet et Léo Hertz.


http://festivaldufilmlyceen.free.fr/


vendredi 9 mars 2018

Critique de Tesnota, une vie à l'étroit de Kantemir Balagov, par Elie Vilmin

Ce premier film, qui fait beaucoup parler de lui depuis sa sortie mercredi 7 mars, a été vu et très apprécié par les élèves de Première de l'option cinéma au festival d'Angers. Elie en fait la critique.



« Tesnota, une vie à l’étroit » de Kantemir Balagov

La face cachée de la Russie Rurale


« Tesnota, une vie à l’étroit » est un long métrage qui a gagné le grand prix du jury européen au Festival d’Angers. Son réalisateur, Kantemir Balagov, est russe et met en scène son pays natal sous des traits ambigus et négatifs. Il ne s’agit pas d’un énième film glorifiant la Mère Russie et ses forêts sibériennes enneigées.
 Il s’agit plutôt d’un drame violent : des jeunes mariés d’une communauté juive recluse sont kidnappés, l’aide de la police est exclue. On suit le calvaire de la famille du disparu, plus particulièrement sa sœur Ilana.
Ilana est le protagoniste principal, on suit son évolution difficile dans une Russie rurale, avec plusieurs clans d’origines différentes. L’intrigue est principalement basée sur les répercussions du kidnapping du marié dans son entourage.
J’ai apprécié le film, il est poignant, dur ; on sort de la salle avec la tête embrumée d’émotions. La direction artistique est intéressante, on peut apercevoir des cadrages étonnants, inhabituels, un jeu avec la lumière, une composition travaillée. Aux premiers plans, on se sent perplexe, désorienté, les repères classiques d’un début du film sont absents, mais on s’y adapte vite. La fin est acceptable, elle ne gâche en rien l’expérience et les émotions que nous procure le film.

Par Elie Vilmin, 1eL1

Projection de M le Maudit de Fritz Lang dans le cadre de "Lycéens et apprentis au cinéma"

Le jeudi 8 mars, plusieurs classes du lycée ont assisté à la projection de M le Maudit (1931) de Fritz Lang au cinéma L'Arlequin, dans le cadre du dispositif "Lycéens et apprentis au cinéma".


Projection de films en langue espagnole à l'Escurial

Dans le cadre du projet interdisciplinaire français / histoire-géographie / espagnol / cinéma, plusieurs classes du lycée ont assisté à la projection de deux films au cinéma l'Escurial le vendredi 9 février. Le matin, Operacion E (2012) de Miguel Courtois Paternina :


Et l'après-midi, Les Nouveaux sauvages (2014) de Damian Szifron :


Ce projet a été financé par la Région Ile-de-France et mis en oeuvre avec l'aide des Cinémas Indépendants Parisiens, partenaire culturel du lycée Rodin.



Projection de Starship troopers de Paul Verhoeven au cinéma La Clef

Le mercredi 31 janvier, les élèves de l'option cinéma ont assisté à la projection de Starship troopers (1997) de Paul Verhoeven au cinéma La Clef.



dimanche 4 mars 2018

Critique du film d'animation Poles apart, par Oscar Berlioz


Critique de film : poles apart



Poles Apart est un film d'animation Stop-Motion de 12 minutes qui se déroule dans un paysage arctique en déconstruction. Il raconte l'histoire d'une amitié improbable entre un ours polaire affamé, Nanuk, et un Grizzly enthousiaste, Aklak.

J’ai choisi d’analyser ce court métrage car il m'a esthétiquement bluffé, tout d’abord par son style visuel qui lui donne une dimension poétique (le paysage arctique donne l’impression d’une étendue infinie de blanc), le design et l’animation des ours est aussi spectaculaire (notamment les poils des ours qui réagissent au vent). Le court métrage arrive à lier plusieurs atmosphères différentes : l’ours polaire est affamé, il est mis en scène de façon horrifique presque bestiale. On peut voir dans la mise en scène un rapport à la bête, au côté animal de l’ours. Le grizzly est, lui, beaucoup plus humanisé : il a des vêtements, il fait de la guitare… La mise en scène du personnage est détachée et amusante. Paloma Baeza joue donc entre ces deux atmosphères durant le court métrage.

L’histoire est elle aussi très intéressante. Bien qu'anodine à première vue, on peut y voir une approche différente, et percevoir le grizzly comme une métaphore de l’insouciance qui se confronterait à la hargne de l’ours blanc qui vit dans des conditions extrêmes. En cherchant à humaniser les personnages, l’histoire de Poles apart réussit à nous faire réfléchir sur des problématiques actuelles.   




samedi 3 mars 2018

Critiques de Tout sur ma mère par Elena Brunet-Rapeaud et Volodia Breitman-Ferri

TOUT SUR MA MÈRE 
- Le Film époustouflant d'Almodóvar - 



        Le film Tout sur ma mère, de Pedro Almodóvar, marque, en 1999, un tournant dans l'oeuvre cinématographique du réalisateur espagnol. Après s'être, pendant vingt ans, livré à la représentation de types sociaux le plus souvent extrêmes, c'est un tout autre univers que celui dévoilé par l'impressionnant long métrage Tout sur ma mère
        Manuela, infirmière, vit avec son fils de dix-sept ans à Madrid. Lorsque, le jour de ses dix-huit ans, elle l'emmène à la représentation d'Un tramway nommé désir, il tente d'obtenir un autographe de sa comédienne fétiche et se fait renverser par une voiture puis succombe à ses blessures. Détruite, Manuela décide de partir à la recherche du mystérieux père de son fils, resté à Barcelone, ville qu'elle a quittée il y a plus de dix-huit ans. Le spectateur suit donc Manuela dans un périple mouvementé à travers la ville espagnole, marqué par des retrouvailles et des rencontres parfois improbables et inoubliables.
        Dès les premières images, une avalanche de couleurs, vives et contrastées, envahit l'écran et submerge le public. Cette habile manipulation de l'image, des plans et des couleurs motive et anime l'intrigue tout au long du film et confère une dimension parfois poétique à l'oeuvre. À ces associations visuelles stupéfiantes s'ajoute une imbrication parfaite de la musique aux plans. Ainsi, c'est la découverte d'un univers clos, où tout est parfaitement calibré et ajusté pour permettre au spectateur d'y entrer. On ne sort pas de la projection en disant de ce film que « la musique était bien » ou encore que « les images étaient merveilleuses » : on ne peut qu'affirmer « quel incroyable voyage ! ». Car oui, c'est un véritable voyage, une véritable aventure que propose Pedro Almodóvar dans son film Tout sur ma mère. Le spectateur est emmené par Manuela, accompagné par son personnage, impliqué avec elle dans ses recherches, partage sa vie le temps du film, est touché par son histoire.
        D'ailleurs, aucune autre actrice n'aurait pu incarner le personnage de Manuela aussi bien que Cécilia Roth. Le public fait la rencontre de Manuela et non de son personnage. Cécilia Roth parvient à s'approprier magnifiquement le personnage de Manuela, elle partage toutes ses émotions, ses peines, ses joies, et les transmet au spectateur. Son visage particulièrement bouleverse, car expressif et sincère. Le spectateur s'attache et s'identifie à Manuela et aux personnages de son entourage ; l'accompagne, la soutient.
        Une autre dimension tout à fait incroyable et passionnante du film, serait la place accordée aux travestis et aux liens qui les unissent à Manuela. C'est un aspect touchant, qui de plus, est traité avec un naturel et une légèreté exceptionnels, et ouvre les portes d'un monde tolérant et bienveillant, source d'espoir. 


Par Eléna Brunet-Rapeaud




Critique de Tout sur ma mère de Pedro Almodovar

          Esteban vit seul avec sa mère, Manuela. Écrivain en herbe, il commence son premier roman qui parlera de sa mère ainsi que de l’absence de son père dont l’identité lui est inconnue. Le jour de ses dix-sept ans, il va avec sa mère au théâtre voir la représentation d’un Tramway nommé désir qu’elle a interprété plus jeune avec le père d’Esteban. Ils attendent la vedette de la pièce pour obtenir son autographe mais en poursuivant la voiture de la star, Esteban se fait mortellement renverser par une autre voiture. Dévastée, Manuela quitte Madrid et rejoint Barcelone où elle sera confrontée à son passé pour retrouver le père d’Esteban devenu une femme appelée Lola.
          Au premier regard, ce film pourrait paraître comme un cliché de mélodrame, mais le contraste avec l’univers coloré et décalé d’Almodovar change bien des choses. On y retrouve Cecilia Roth dans le rôle d’une mère en deuil à la recherche du père de son enfant, Marisa Parades (qui avait déjà brillé dans Talons Aiguilles) interprétant une actrice lesbienne amante d’une toxicomane, Antonia San Juan dans la peau d’une ex-prostituée transsexuelle et la jeune Pénélope Cruz qui débute à peine une longue histoire d’amour avec le cinéma d’Almodovar jouant une religieuse séropositive.
          Tous ces drames accumulés devraient faire fondre en larmes les spectateurs les plus sensibles, mais ce surplus de négativité est compensé par une légèreté et un humour irrésistible. La mort étant constamment présente, le film est pourtant plein de vie et d’espoir, les disparitions sont remplacées par les retrouvailles, les rencontres, les naissances… Les personnages sont soudés, pleins d’amour et préfèrent la joie de vivre aux regrets et aux chagrins.
          Une nouvelle fois, Pedro Almodovar nous apporte une bonne bouffée d’air frais méditerranéen avec ce petit chef-d’oeuvre et l’on en ressort avec la joie de vivre et le sourire aux lèvres.



 Volodia Breitman-Ferri

vendredi 2 mars 2018

Critique des Amants passagers, par Arsène Bourgeron



Le film qui va vous envoyer dans les airs


Les Amants passagers, de Pedro Almodovar, est une comédie qui porte sur les choix compliqués de la vie.
       
Coincés dans un avion pendant plusieurs heures à cause d’un train qui a déraillé sur la piste d’atterrissage, les passagers de la 1ère classe (Lola Duenas, Cécilia Roth, José Maria Yazpik, Guillermo Toledo), les stewards (Javier Camara, Carlos Areces, Raul Arévalo) et les pilotes (Hugo Silva et Antonio de la Torre) sont condamnés à rester ensemble. Ils devront apprendre à se supporter les uns les autres, malgré certains conflits, car il n’y aucune issue possible. Pour tuer le temps, ils apprennent donc à se connaître. Il y a un téléphone dans l’avion et les passagers s’en servent pour prévenir leur entourage. Problème : ces appels téléphoniques se font sans aucune intimité, puisque tout le monde peut entendre la conversation. Ceci permet à chacun de connaître la vie des autres. Dans ce film, les personnages se remettent beaucoup en question sur tous les sujets possibles (orientation sexuelle, choix fiscaux, choix de métier…).
       La fin du film est assez étrange, puisque quasiment tous les personnages ont un rapport sexuel les uns avec les autres. C’est assez inattendu, et en tout cas je ne pensais pas qu’on en arriverait là. Pour ma part, j’ai trouvé ça drôle, mais je sais que d’autres personnes ont pu être choquées de voir ce finale.
       Malgré une fin assez étrange donc, j’ai bien aimé ce film, j’ai bien ri, surtout au moment de la chorégraphie des stewards sur I’m so excited. Je recommande ce film aux personnes qui aiment les comédies. Ce n’est pas le plus grand film d’Almodovar, mais cela reste un bon film.  

Arsène Bourgeron 



Critique de Valley of Shadows par Emile Fagard




Valley of Shadows de Jonas Matzow Gulbrandsen

Jonas Matzow Gulbrandsen nous fait découvrir la Norvège à travers son film Valley of Shadows.


Synopsis :
Aslak (Adam Ekeli), un petit garçon blond qui a entre sept et huit ans vit avec sa mère dans la campagne norvégienne. Nous ne savons rien de son père et apprenons au cours du film que son grand frère que nous n'avons jamais vu meurt.
Quand il quitte sa mère, c'est pour aller retrouver son ami qui a quelques années de plus que lui.
Un jour qu'ils sont seuls, ils découvrent un cadavre de mouton et son ami développe sa théorie du loup-garou. Dès lors, Aslak est très perturbé et s'intéresse aux loups-garous. Quand il décide de partir dans la forêt à la recherche de son chien qui s'est enfui, il se lance dans une aventure qu'il n'est pas près d'oublier...

Critique :
Ce film m'a séduit par son ambiance calme et la beauté des images ; un magnifique paysage nordique apparaît sous nos yeux : des montagnes, de vastes forêts, des cours d'eau et des grandes étendues de neige. 
Cependant, j'ai trouvé que le scénario était à retravailler, car le personnage du frère n'apporte rien au film étant donné qu'il n'apparaît jamais à l'écran et que la mère n'en parle presque jamais.
Néanmoins, le jeu d'acteur du personnage principal m'a beaucoup plu et je recommande ce long métrage à tous ceux qui sont amoureux de la Norvège et ceux qui ont envie de découvrir un nouvel univers.

Emile Fagard

Critique de O meu pijama, par Marie Bignon


O MEU PIJAMA, DELICAT ET MYSTERIEUX


O meu pijama est un court métrage portugais réalisé par Maria Gonçalves, étudiante de l’Escola Superior de Teatro e Cinema. On y assiste au changement définitif que subit la relation entre deux sœurs jumelles, Sara et Helena. Ce film aborde avec délicatesse les thèmes du passage à l’âge adulte et de la fraternité.
Un soir, alors que leurs parents sont partis fêter leur anniversaire de mariage, les deux fillettes sont laissées sous la garde de leur voisin Vincent. Celui-ci, dès son arrivée, brise l’équilibre et la complicité que l’on avait sentie entre les deux sœurs dans les premières scènes. Il incarne déjà leur éloignement.
Le court métrage débutait sur une jolie scène fraternelle, où les deux sœurs jouaient dans une piscine. Impossible de ne pas noter l’affectueuse complicité les unissant, lorsque Sara confie à sa sœur un secret (dont on ne saura jamais rien). 
Sara veut tout de suite plaire à Vincent, faire plus grande que son âge. La première rupture qu’elle marque entre Helena et elle consiste à changer de pyjama, pour qu’il les différencie. Au cours du film, la rupture se marque de plus en plus lorsque Sara joue le rôle d’une mère auprès d’Helena en la rassurant.
La scène finale pourrait être née de l’imagination d’Helena, et marquer la séparation finale entre les deux sœurs, l’une restant auprès d’un garçon, voyant naître les premiers signes du passage à l’âge adulte et de sa sexualité, et l’autre refusant d’accepter ces changements. Ce pourrait d’ailleurs être sa peur de grandir qui est symbolisée par le vase qui tombe, lorsque les enfants jouent au ouija. Le fait que sa question ait fait réagir les « fantômes » prouve qu’elle est la seule à y croire et montre son côté encore enfantin.
Le film est tourné uniquement en plans fixes ce qui en ralentit le rythme, comme pour marquer la lente séparation au fil de la nuit. Les couleurs sont froides et assez douces. Ces procédés aident à aborder des thèmes plutôt classiques de manière originale et sensible, ce qui m’a beaucoup plu.
Le court métrage a été sélectionné dans la catégorie « nouveaux talents » du festival français FIPA à Biarritz, cette catégorie rassemblant « des œuvres de personnes talentueuses dont les choix artistiques sont hautement personnels, originaux et ambitieux ». Je trouve que l’ambiance du film correspond bien à cette description : les choix scénaristiques semblent très personnels, parfois même trop, car il est difficile de donner un sens à certaines scènes, comme celle du secret ou celle du chien à la fin. Mais les acteurs et l’atmosphère m’ont plu et la sensibilité de la relation entre Sara et Helena m’a touchée.