samedi 15 juin 2019

Reprise de la sélection "Un certain regard" du festival de Cannes

Le lundi 3 juin, les élèves de l'option cinéma ont assisté à la projection en avant-première du film de Christophe Honoré, Chambre 212, dans le cadre de la reprise de la sélection "Un certain regard" du festival de Cannes, au cinéma Le Reflet-Médicis.


dimanche 19 mai 2019

Rencontre avec Cédric Klapisch, ancien élève du lycée Rodin

Le mardi 16 avril, Cédric Klapisch est venu rencontrer les élèves au lycée Rodin, où il a été lui-même élève de la 6ème à la Terminale, dans le cadre du dispositif "Un artiste à l'école".


Il a été interrogé sur son parcours, certains des films qu'il a réalisés (notamment Le Péril jeune et L'Auberge espagnole), ses goûts cinématographiques, ses projets...
Pour avoir un aperçu de cette rencontre, vous pouvez suivre le lien vers le site du CNC (Centre National du Cinéma et de l'image animée) :




Projection des films des Terminales de l'option cinéma

Le mercredi 15 mai, les films des Terminales de l'option cinéma ont été projetés devant un jury d'anciens élèves.

Au programme :

: Emile Fagard, Giovanni Gueugnaut, Romain Mancel et Elie Vilmin
Clos : Marie Bignon, Volodia Breitman-Ferri et Estelle Fourquet
Déni : Kate Combo, Valentin Peyrolle et Camille Rabant
- La rue est à nous : Apolline Faber
D'une scène à l'autre : Mélina Chain
- L'enfance tombée dans l'escalier : Angèle Bertrand
- Jeune garçon venu d'ailleurs : Elena Brunet-Rapeaud et Hannah Chagnoux-Tercier
La greffe : Arsène Bourgeron
L'âge d'or : Oscar Berlioz, Léa Fleury, François Grisouard, Max Martinage et Fabio Rizzo
L'effet papillon : Neha Ramdhany et Lucas Sevault
Stairway to hell : Léonard Dardaud, Juliette Douhaire, Arsène Bourgeron et Apolline Faber

Le film retenu par le jury pour représenter l'option cinéma du lycée Rodin au prochain festival CinéLycée est Clos, de Marie Bignon, Volodia Breitman-Ferri et Estelle Fourquet, un film qui mêle prises de vues réelles et images d'animation.




Le prochain festival CinéLycée aura lieu le samedi 16 novembre au Centre Pompidou.



Journée Marcel Carné au cinéma L'Escurial

Le lundi 15 avril, les élèves de 1ère ES1, de 1ère L1, les élèves de l'option cinéma (2nde et 1ère), ainsi que les élèves d'histoire des arts de 1ère L, ont assisté à une journée de projections consacrée à Marcel Carné (1906-1996), à travers deux films : Le Jour se lève (1939) et Les Portes de la nuit (1946).



   



Les films ont été présentés par Claudine Le Pallec Marand. Docteure en cinéma, Claudine Le Pallec Marand enseigne l’esthétique et l’histoire du cinéma à l’université et anime de nombreux Ciné-Clubs en région parisienne.


Ce projet a été organisé avec l'aide des Cinémas Indépendants Parisiens, et soutenu par la Région Ile-de-France.




Projection de "Taxi Téhéran" au cinéma L'Escurial

Le mercredi 3 avril, les élèves du lycée Rodin ont assisté à la dernière projection dans le cadre du dispositif "Lycéens et apprentis au cinéma" : Taxi Téhéran de Jafar Panahi (2015).



mercredi 1 mai 2019

Critique du film "Les Invisibles" par Nadine Joseph


« Les Invisibles » : hommage aux femmes SDF et travailleuses sociales 

L’ Envol, un centre d’accueil de jour pour femmes sans abri, va bientôt fermer, faute de réussite, d’accompagnement et de moyens. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour trouver des solutions afin de réinsérer les femmes dont elles s’occupent.  

Par le titre inscrit sur l’affiche, je m’attendais à voir des personnages qui agissent dans l’ombre au quotidien dans la vie d’une personne quelconque, c’est un scénario qui me semblait envisageable, voire évident. Je ne fus pas déçue car c’est ce qu’il en est. Ce film dramatique avec sa touche de comédie nous montre la situation précaire des femmes de l’Envol et la façon dont elles essayent de reprendre le contrôle de leur vie en cherchant leurs compétences, ce pourquoi elles sont douées, afin de le mettre au serive des autres et de gagner de quoi vivre. Le centre qui les accueille permet à ces femmes de fuir les violences de la rue quelles qu’elles soient et de renouer des liens avec la société ; car la socialisation est un processus de toute la vie. Un élément symbolique qui est apparu à deux reprises m'a marqué l'esprit : le car. Il a fait ses deux apparitions dans un plan fixe dans lequel nous voyons l’intérieur du car (principalement les places du milieu et les places du fond) pendant environ huit secondes. Le car a servi dans un premier temps à embarquer les sans abris qui s’abritaient sur un terrain vague, puis dans un second temps à ramener les femmes de l’Envol qui le souhaitaient dans un centre d’hébergement de nuit après la fermeture du centre et la découverte de l’hébergement illégal de Manu (Corinne Masiero) par la direction des services sociaux. Le car apparait comme une allégorie de l’échec ou on peut l’interpréter comme la fin d’un cycle.
     
Une histoire ancrée dans le présent 
Le réalisateur Louis-Julien Petit a, dans ce film plein d’espoir et d’humour, mis en lumière les personnes que nous n’entendons pas et que nous avons pris l’habitude de ne pas entendre. La quinzaine de femmes jouant les SDF de l’Envol ont réellement connu la rue et les histoires qu’elles racontent à travers leur personnage, ce qui ajoute au film une grande authenticité.
Ce film peut nous amener à nous questionner sur notre façon d’agir envers les SDF au quotidien. Nous agissons d'une manière que nous pensons être anodine mais qui en dit souvent plus que les mots et qui atteint l’estime de ces personnes-là.
Sortie le 9 Janvier dernier, ce long métrage a beaucoup fait réagir par rapport au mouvement des gilets jaunes qui avait lieu simultanément. Ce fut un hasard. Le film ne se dit pas « engagé » envers ce mouvement, mais met en avant des problèmes auquel l’Etat doit faire face actuellement et partage des idéaux avec les manifestants. 
Une impression mitigée 
Bien que le film soit beau et touchant, j’ai pour ma part trouvé les dialogues quelque peu vides, sans pour autant savoir ce qui a manqué à ce film. Peut-être un manque de dynamisme et un rapport aux autres un peu trop superficiel, (en reconnaissant bien le fait que ce n’est pas un documentaire).  

dimanche 14 avril 2019

Critique de "Spider-Man : New Generation", par Aline Kim


Spider-Man: New Generation, un film-BD amusant

Réalisé par Peter Ramsey, Bob Persichetti, et Rodney Rothman, ce nouveau film d’animation américain se base sur un personnage de Marvel Comics, Miles Morales. Le jeune adolescent, aux origines latinos et africaines, se fait mordre par une araignée radioactive, puis assiste par hasard au meurtre de Spider-Man. Par la suite il rencontre cinq Spider-héros venant d’univers parallèles. Ces derniers, ne pouvant pas rester dans une dimension qui n’est pas la leur, cherchent à retrouver leur véritable monde en compagnie de Miles, le nouveau Spider-Man de sa dimension.
Ce film, dont le titre original est Spider-Man: Into the Spider-Verse, a été réalisé en animation 3D. Il diffère des derniers films sur Spider-Man en raison de son contenu, c’est-à-dire de l’histoire qui met en scène divers Spider-héros, mais aussi de sa forme. Les personnages possèdent tous un caractère spécifique avec un physique et un costume qui leur correspond. Par exemple, Spider-Ham qui est un cochon est dessiné de manière comique et possède une voix enfantine ; Spider-Man Noir qui vient des années 1930 est habillé entièrement en noir et blanc, ne distingue pas les couleurs, et parle de manière très civilisée et ancienne ; enfin nous avons Peni Parker qui est une Spider-Woman dessinée en version manga avec son robot qu’elle contrôle à merveille. Ces différents styles de dessins sont regroupés ici, en un seul film, ce qui est très original et intéressant à regarder pour le spectateur.
La musique est tout aussi bien. Elle est parfois intradiégétique, quand le personnage écoute du hip-hop avec son casque, mais parfois extradiégétique aussi, pour nous plonger dans le récit, comme au moment où Miles voulait faire son premier saut dans le vide, décidé à « sauver le monde » et devenir le nouveau Spider-Man, la musique était alors épique et faisait augmenter la pression, jusqu’à ce qu’elle s’arrête brusquement, en nous laissant voir Miles redescendre les escaliers la tête basse.
Nous pouvons aussi remarquer les bulles, les dialogues intérieurs qui sont « affichés » sur l’écran comme dans une bande dessinée. Quelques mouvements ou choc sont exprimés par de petits traits, et nous avons aussi l’apparition d’onomatopées et d’interjections en lettres sur l’écran. Par exemple, lorsque Miles essaye une deuxième fois de faire un saut dans le vide, marchant sur son lacet défait, il tombe maladroitement, et nous le voyons tomber avec ses cris qui le suivent « AAAAAAAA ». Vers la fin du film, il maîtrise mieux ses supers-pouvoirs, et réussit à faire son saut dans le vide sans atterrir par terre en se faisant une fracture. Alors on le voit jouer dans l’espace, cette fois, en s’élevant vers le haut, et criant un « WOOOOOO » qui le suit. Ces deux séquences sont très ressemblantes, ce qui permet aux spectateurs de mieux les comparer et de remarquer l’évolution du personnage.
En somme, ce film possède une forme particulière et une histoire spéciale qui ne veut pas déplaire.

                                                                                                                                   Aline KIM